La Malédiction finale

La Malédiction finale
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Damien Thorn a aujourd’hui 32 ans. C’est un homme froid et calculateur dont le seul credo est le Mal et dont la seule ambition est la domination du monde. L’heure de l’apocalypse a sonné. Le Mal est parmi nous. Cet épisode terrifiant de la trilogie voit le sort de toute l’humanité dépendre de l’ultime guerre entre le Bien et le Mal.

Et le temps viendra où la Bête régnera deux mille cinq cent cinquante-cinq jours et nuits.Les fidèles imploreront le Seigneur : “Où es-Tu en ces temps de malheurs?”
Et le Seigneur entendra leurs prières. De l’île des Anges viendra le Libérateur… le saint Agneau de Dieu, qui livrera bataille à la Bête et l’anéantira.

 
  • La Malédiction finale
  • Titre original : The Final Conflict, Omen III: The Final Conflict
  • Réalisation : Graham Baker
  • Scénario : Andrew Birkin
  • Avec : Sam Neill, Rossano Brazzi, Don Gordon, Lisa Harrow, Barnaby Holm
  • Production : Royaume-Uni, États-Unis
  • 1981, 108 minutes

La Malédiction finale (The Final Conflict, Graham Baker, 1981) est le troisième volet d’une série inaugurée avec La Malédiction (The Omen, Richard Donner, 1976), un des plus grands succès cinématographiques des années soixante-dix. Suivant de près Les Dents de la mer (Jaws, Steven Spielberg, 1975) et L’Exorciste (The Exorcist, William Fredkin, 1973), et bénéficiant de la vogue des films-catastrophes, le triomphe de La Malédiction confirma l’impact auprès du grand public d’un fantastique de qualité, ancré dans la réalité contemporaine et capable de refléter des hantises concrètes : peur d’un détournement des institutions démocratiques, menace d’un conflit nucléaire…

En 1978, Damien : La Malédiction 2 (Damien: Omen II, Don Taylor, 1978), puisant son inspiration dans l’Apocalypse, actualisait et infléchissait la prophétie dans un sens politique. Après s’être introduit encore enfant, à la Maison Blanche, l’Antéchrist faisait l’apprentissage du pouvoir et s'apprêtait à étendre son influence sur le Tiers-monde. Aujourd’hui, Damien a trente-deux ans. C’est un homme brillant, séduisant, influent, qui a ses entrées dans les plus hautes sphères. Il est sur le point de révéler son vrai visage, d’offrir au monde un idéal et un destin…

Vingt-cinq ans se sont écoulés depuis la mort tragique de Robert et Katherine Thorn, parents adoptifs de Damien.Quinze ans ont passés depuis le mystérieux décès de l’industriel Richard Thorn et de son épouse Ann, qui avaient recueilli l’enfant au mépris des admonestations de l’exorciste Bugenhagen, et en dépit de tous les signes qui, à l’évidence, le désignait comme l’Antéchrist… Aujourd’hui, Damien à trente-deux ans. Héritier d’une fortune colossale, ami intime du Président, son pouvoir maléfique paraît illimité. La crise mondiale lui a permis d’étendre à travers la planète un vaste réseau de complicités et, sous couvert d’actes de charité, d’entretenir l’agitation, la misère, la discorde et l’angoisse.

Seul un homme peut le contrer : le père De Carlo, supérieur du monastère de San Bendetto. Et cet homme, à qui fut révélée l’identité secrète de l’Antéchrist, vient, en d’étranges circonstances, de reprendre possession des sept dagues sacrées de Meggido, seules armes capables d’anéantir Damien…L’heure a sonnée pour Damien de vérifier la prophétie du Livre d’Hebron annonçant, après sept ans d’attente, l’arrivée d’un libérateur venu de l’île des Anges. Depuis sept ans, en effet, il exerce le contrôle des industries Thorn, la plus puissante multinationale du monde, et c’est donc d’Angleterre (l’île des Anges) qu’il entend frapper le coup décisif qui assurera le règne du Prince de la Désolation. La première étape sera le suicide, savamment mis au point, de l’Ambassadeur américain à Londres. La seconde n’est qu’une simple formalité : Damien obtient la succession du diplomate et s’installe à la Cour de Saint-James.

Mais quelques jours plus tard, le père De Carlo et six moines débarquent à leur tour en Angleterre, prêts à se sacrifier pour assurer le second avènement du Christ, que les étoiles annoncent comme imminent…Peu de temps après son entrée en fonctions, Damien est interviewé par une journaliste de la BBC, Kate Reynolds. Un premier conjuré saisit cette occasion pour tenter de l’éliminer, mais échoue et meurt dans d’atroces souffrances. Damien, mis en alerte, ne tarde pas à recevoir un nouvel avertissement, annonciateur d’une épreuve autrement redoutable : les trois étoiles de la constellation de Cassiopée convergent dans le ciel, annonçant la naissance de l’Enfant au cours de la nuit du 24 mars. Une lutte décisive s’engage…

Après avoir liquidé successivement les cinq autres compagnons de De Carlo, Damien, à l’instar d’Hérode, décide que la seule façon d’éliminer le Nazaréen est de tuer tous les enfants mâles nés le 24 mars entre minuit et l’aube. Avec le concours de son secrétaire particulier, Harvey Dean, il rassemble ses disciples, qu’il charge de cet holocauste.La mort de dix-sept nouveaux-nés, victimes à quelques jours d’intervalle, d’accidents inexplicables, attire l’attention de Kate Reynolds, qui y consacre une émission. Le père De Carlo contacte alors la jeune femme, à laquelle il révèle la véritable identité de Damien. Kate ne cache pas son scepticisme, mais trouve là une occasion de renouer avec Damien, pour lequel elle ressent une trouble attirance (et dont elle ignore qu’il s’est fait un allié de son fils Peter). Au terme d’une nuit d’amour agitée, entrecoupée de violences, elle découvre sous la chevelure de Damien les trois 6 qui sont la marque de naissance de la Bête, mais se retire sans oser rien entreprendre…

Le massacre des nouveaux-nés prend fin, mais Damien sent encore peser sur lui la présence de l’Enfant. Il devine que celui-ci est le propre fils de Barbara et Harvey Dean, seul survivant de la nuit du 24. Il ordonne alors à Harvey de sacrifier son fils à la cause. mais Barbara, alertée par De Carlo, déjoue ses plans et tue son mari.Après s’être assuré de la sécurité de l’Enfant, De Carlo se rend chez Kate. Il lui révèle que Damien, non content d’avoir corrompu et envoûté Peter, se prépare à accomplir avec lui le meurtre du Sauveur. L’heure du dernier affrontement est en vue…

Le dernier chapitre de la trilogie

La Malédiction.

The power of evil is no longer in the hands of a child.

The Last Chapter in the Omen Trilogy

The ultimate confrontation between good and evil!

Bande annonce

 
  • The Final Chapter
  • Bande originale de Jerry Goldsmith
  • Sortie : 1981
  • Label : 20th Century Fox
  • Durée : 48:22 min.
Piste Titre Durée
1 Main Title 3:22
2 The Ambassador 4:45
3 Trial Run 2:10
4 The Monastery 3:13
5 The Monastery 2:45
6 The Second Coming 3:16
7 Electric Storm 5:17
8 The Hunt 3:58
9 The Blooding Reel 3:32
10 Lost Children 3:40
11 Parted Hair 6:30
12 The Iron 2:18
13 The Final Conflict 3:40
 
Interprètes
 Équipe technique
Damien ...... Sam Neill Réalisateur  ...... Graham Baker
De Carlo ...... Rossano Brazzi Producteur  ...... Harvey Bernhard
Dean ...... Don Gordon En association avec  ...... Mace Neufeld
Kate Reynolds ...... Lisa Harrow Scénariste  ...... Andrew Birkin
Peter ...... Barnaby Holm D'après les écrits de  ...... David Seltzer
Le Président ...... Mason Adams Producteur exécutif  ...... Richard Donner
L'Ambassadeur américain ...... Robert Arden Directeurs de la photographie  ...... Robert Paynter, Phil Meheux, B.S.C.
Frère Matteus ...... Tommy Dugglan Musique  ...... Jerry Goldsmith
Barbara ...... Leueen Willoughby Dirigée par  ...... Lionel Newman
Frère Paulo ...... Louis Mahoney Producteur associé  ...... Andrew Birkin
Frère Benito  ...... Marc boyle Chef décorateur  ...... Herbert Westbrook
Frère Simeon ...... Richard Oldfield Monteur  ...... Alan Strachan
Frère Martin  ...... Milos Kirek Administrateur de production  ...... Brian D. Burgess
Frère Antonio  ...... Tony Vogel Casting  ...... Maude Spector
Carol  ...... Arwen Holm Directeur artistique  ...... Martin Atkinson
Le Majordome  ...... Hugh Moxey Assistant réalisateur  ...... Dusty Symonds
Les Diplomates  ...... William Fox, John Baskcomb Caméraman  ...... Freddie Cooper
Le Dr. Philmore  ...... Normand Bird Deuxièmes assistants  ...... Chris Newman, Kieron Phipps
L'Attaché de presse  ...... Marc Smith Décoratrice de plateau  ...... Tessa Davies
L'Astronome ...... Arnold Diamond Accessoiriste  ...... Andy Andrews
Le Technicien de l'observatoire  ...... Eric Richard Coordinateur de construction  ...... Ronald Coleman
Le Vicaire  ...... Richard Williams Assistante de production  ...... Jeanne Ferber
Stigwell ...... Stephen turner Régisseurs d'extérieurs  ...... Peter Elford, Bryan Coates
L'Ouvrier ...... Ai Matthews Scripte  ...... Ceri Evans
Les Orateurs  ...... Larry Martyn, Frank Coda, Harry Littlewood Maquilleur  ...... Freddie Williamson
Coiffures  ...... Betty Glasow
Costumiers  ...... Tiny Nicholls, Brian Cox
Superviseur des effets spéciaux   ...... Ian Wingrove
Pointeur   ...... Steve Claydon
Chef électricien   ...... Ron Taberer
Assisté de   ...... Larry Mahan
Cascades réglées par   ...... Marc Boyle
Ingénieur du son   ...... Roy Charman
Perchiste   ...... Mike Tucker
Monteur son   ...... Bill Trent
Monteur dialogues   ...... Colin Miller
Monteur musique   ...... Michael Clifford
Assistants monteurs   ...... Michael Bateman, Chris Douglas-Morris
Doublage   ...... Bill Rowe
Secrétaire de production   ...... Linda Rabin
Assistante de production   ...... Mary Francis
Dialogue coach   ...... Rick Jones

 

 

Propos d'Harvey Bernhard (producteur)

La Malédiction finale est un film sur la réalité et la permanence du mal à travers tous les types de sociétés. Il montre quelle forme "le démon" a pris aujourd'hui. L'Enfer n'est pas au centre de la terre, il est à la surface...

Armageddon, ce n'est pas la menace d'une guerre nucléaire, c'est ce qui se passe maintenant. C'est la crise du pétrole, c'est le Tiers-monde, c'est le chômage, la pénurie. Aujourd'hui, aux États-Unis, la plupart des actes de délinquance sont commis par les "cols blancs", qui volent ou contrefont des chèques pour survivre, face au chaos économique.

Si l'Antéchrist existait, il aurait exactement les traits de Damien. Ce serait un homme doté d'un grand charisme, qui aurait de nombreux disciples, qui serait très riche, très puissant, très influent sur le plan politique, très séduisant. Ce serait un leader capable d'unifier et de dominer le monde. Son empire pourrait naître de façon insidieuse, innocemment, comme la plupart des dictatures...

Si le film a du succès, ce ne sera pas dû à ses effets spéciaux mais à sa crédibilité. Je crois que c'est cet élément qui à fait la réussite des deux premiers titres de la série. En voyant La Malédiction, les spectateurs savaient que cela pouvait arriver ; ils percevaient comme vraisemblables le caractère maléfique de l'enfant et l'angoisse de Gregory Peck et Lee Remick. Dans Damien, il y avait n jeu entre ce qui avait l'apparence du fortuit et ce qui relevait de la prophétie. Dans La Malédiction finale, nous avons tiré un maximum d'éléments de la réalité ambiante, en nous référant à ce que représentent aujourd'hui les multinationales, l'action terroriste, la domination économique...

Propos d'Andrew Birkin (scénariste)

La Malédiction finale, c'est le dernier combat entre le Christ et l'Antéchrist, mais c'est aussi le combat que l'Antéchrist se livre à lui-même. Car si le Christ participait du divin et de l'humain, Damien, lui, est écartelé entre l'humain et le diabolique. Il est prêt à instaurer le règne de Satan sur terre, lorsqu'une femme lui fait entrevoir une autre réalité. Il se sent attiré et, pour la première fois, vulnérable.

Comme les scénaristes des deux premiers épisodes de la série, je suis parti du Livre de l'Apocalypse et du Livre de Daniel, et j'ai essayé de faire fonctionner l'intrigue dans ce cadre précis, en partant de l'idée que, s'il venait a se manifester aujourd'hui, l'Antéchrist aurait sans doute les traits d'un philanthrope. Son pouvoir s'exprimerait nécessairement sous une forme politique, car la politique est la plate-forme idéale du pouvoir, le meilleur masque des poseurs.

Je crois que le Mal est une des formes de l'innocence. Il y a une grande différence entre la malice, qui vient avec l'âge adulte, et le Mal à l'état pur, qui est inné et qui existe de façon naturelle chez chacun de nous.

Le Mal a quelque chose de banal, et l'Antéchrist pourrait fort bien revêtir une apparence normale. J'avais écrit, il y a quelques années, un scénario sur la nazisme et travaillé pendant six mois avec Albert Speer, l'architecte d'Hitler. La normalité de Speer, la façon dont il envisageait le Mal comme une donnée évidente, correspondent assez précisément à l'idée que je me fais de Damien.

Propos de Graham Baker (réalisateur)

Pour tenir le rôle de Damien, nous voulions un interprète peu connu du grand public, car il était déterminant que l'on croie à ce personnage. Nous avons fait passer des essais à une quarantaine d'acteurs hollywoodiens, et nous cherchions toujours notre vedette, lorsque nous avons reçu un mot de James Mason, qui nous recommandait Sam Neill, en qui il voie LE grand acteur des années à venir. Le problème s'est alors posé de le faire venir, et Mason, qui n'avait jamais rencontré Sam, a eu la générosité d'organiser personnellement son voyage. Nous lui avons fait passer un essai, qui nous a beaucoup impressionnés, et avons obtenu l'accord du studio.

Sam Neill nous a beaucoup apporté par sa personnalité, son physique, sa présence et son rayonnement. Il a abordé le rôle comme nous le souhaitions. Il a ainsi fait clairement apparaître que Damien n'est pas invulnérable, n'est pas à l'abri de la peur ; et surtout, il a très bien dégagé la dualité du personnage, le contraste entre la séduction et la volonté maléfique...